Qui je suis, et pourquoi ça me tient à cœur
Avant d'être dans la finance, je bâtissais des maisons.
Des maisons de prestige. De celles où tu passes des semaines à clouer, à couper, à ajuster chaque détail pour que ce soit parfait. Et le jour où le client recevait ses clés — je me souviens encore de ce regard-là. Cette lueur dans les yeux. Parce qu'une maison, c'est pas juste quatre murs. C'est là où on fonde une famille, où on élève des enfants, où on crée des souvenirs qui durent toute une vie.
Il y a quelque chose d'un peu ironique là-dedans, par contre.
Les gars qui bâtissent ces maisons-là — des charpentiers, des menuisiers, des travailleurs qui mettent leur cœur dans chaque projet — bien souvent, ils ne peuvent pas se les payer. Pas parce qu'ils ne travaillent pas assez fort. Parce que personne ne leur a montré comment faire travailler leur argent pendant qu'eux travaillent. J'en faisais partie.
C'est là que j'ai commencé à m'intéresser à mes propres finances. Et la première chose que j'ai réalisée, c'est que je ne savais rien. Pas parce que j'étais moins intelligent. Parce qu'on ne m'avait jamais appris.
Aujourd'hui, à 22 ans, je suis stagiaire en assurance de personnes chez iA Groupe Financier. Ma clientèle, c'est vous — les 20 à 35 ans qui travaillent fort et qui se demandent si avoir une maison est encore réaliste.
Je vous dis que oui. Mais pas par hasard. Ce ebook, c'est ce que j'aurais voulu avoir à 18 ans.
La vie coûte cher. Et après?
Oui, la vie coûte cher.
Je ne vais pas te dire le contraire. Le loyer monte. L'épicerie monte. Et une maison unifamiliale à Montréal, c'est aujourd'hui en moyenne 700 000 $. Dans certains quartiers — le Plateau, Rosemont, Villeray — on dépasse le million sans que ça fasse sourciller personne.
Je comprends que pour beaucoup de jeunes, ce chiffre-là, ça fait l'effet d'une porte fermée.
Mais voilà ce que personne ne te dit.
Un condo moyen à Montréal tourne autour de 385 000 $. La mise de fonds minimale — 5 % — c'est 19 250 $. Répartis sur 5 ans, c'est 74 $ par semaine. Pas 500 $. Pas 1 000 $. Soixante-quatorze dollars.
Deux repas livrés de moins par semaine. Un abonnement annulé. Un budget café revu.
Je ne te demande pas de te priver de tout. Je te demande de choisir consciemment.
Les outils que personne ne t'a montrés
Le CELIAPP — Ouvre-le aujourd'hui, pas demain
Si t'as une seule chose à retenir de ce ebook, c'est celle-là. Le CELIAPP combine les avantages du REER ET du CELI en même temps. Tu cotises → tu obtiens une déduction d'impôt. Tu retires pour ta maison → c'est 100 % libre d'impôt. Jusqu'à 8 000 $ par année, 40 000 $ à vie.
Tes droits de cotisation commencent à courir dès l'année où tu ouvres le compte. Chaque année sans l'avoir ouvert, c'est 8 000 $ de droits perdus à jamais. C'est pour ta première maison, ton premier condo, ton premier duplex.
Le CELI — Quand les déductions te servent à rien
Tu y mets de l'argent après impôt, ça croît à l'abri de l'impôt, et tu peux retirer n'importe quand, pour n'importe quelle raison, sans payer un cent de plus. Pas de pénalité. Pas de conditions. 7 000 $ de cotisation par année en 2025.
Le REER + RAP — Quand ton revenu monte
Le RAP te permet de retirer jusqu'à 60 000 $ de ton REER pour ta première propriété, libre d'impôt au moment du retrait — à rembourser sur 15 ans. Combiné au CELIAPP : jusqu'à 100 000 $ de mise de fonds sans impact fiscal majeur.
L'assurance vie de tes parents — L'actif caché
Si tes parents ont souscrit une assurance vie permanente en ton nom, cette police a peut-être accumulé une valeur de rachat accessible — qui peut servir de mise de fonds. Première étape : appelle tes parents ce soir et pose la question.
Ton assurance vie à 22 ans — Le move le plus sous-estimé
En 2026 au Québec, les frais funéraires se situent entre 8 000 $ et 15 000 $. L'assurance vie, c'est pas morbide — c'est responsable. À 22 ans, les primes sont au plus bas. Tu les verrouilles maintenant pour longtemps.
Le vrai obstacle, c'est pas ton compte de banque
On a parlé de chiffres. On a parlé d'outils. Mais voilà ce que personne dit jamais.
Le plus grand obstacle entre toi et ta première propriété, c'est la petite voix dans ta tête qui te dit que c'est pas fait pour toi.
Quand un tuyau brise, on appelle un plombier. Quand on a mal aux dents, on appelle le dentiste. Mais quand vient le temps de parler d'argent, on appelle oncle Gérard — celui qui fait de la bourse, qui a eu une bonne run en 2021 et qui se pense Warren Buffett depuis. Avec tout le respect pour oncle Gérard.
Chaque domaine a ses spécialistes. Un vrai professionnel, c'est pas là pour te juger — c'est là pour te montrer ce que oncle Gérard ne sait tout simplement pas.
J'ai vu des gens avec des revenus modestes bâtir quelque chose d'extraordinaire parce qu'ils ont décidé d'y croire et d'agir. J'en ai vu d'autres avec de bons salaires ne jamais avancer parce qu'ils attendaient le moment parfait.
Le moment parfait n'arrive jamais.
La prochaine étape
Si t'as lu jusqu'ici, c'est que le projet te tient à cœur. Et ça, ça change tout.
Je m'appelle Benjamin Ouellet, je suis stagiaire en assurance de personnes chez iA Groupe Financier. J'ai 22 ans — probablement pas beaucoup plus vieux que toi.
Ce ebook, c'est un point de départ. Chaque situation est unique — ton revenu, tes projets, ta famille, ton horizon de temps. Ce qui fonctionne pour ton voisin sera peut-être pas optimal pour toi.
Pas pour te vendre quelque chose. Pour répondre à tes questions, pour regarder ta situation avec toi, pour qu'ensemble on trouve ce qui fait du sens.